Guide des archives départementales de Meurthe-et-Moselle


Archives anciennes (avant 1790)


Série D - Instructions publique, sciences et arts

Présentation de la série

 

La série D des archives départementales, intitulée "Instruction publique, sciences et arts", a pour vocation d’accueillir les documents relatifs aux établissements d’enseignement actifs avant 1790. Les archives des ordres religieux se livrant à l’enseignement, lorsqu’elles concernent la vie religieuse elle-même, figurent dans la série H.

La série D des archives départementales de Meurthe-et-Moselle se compose de 90 articles, représentant au total 1,15 mètres linéaires.

 

Instruments de recherche

 

D 1-90 Répertoire numérique des séries antérieures à 1790, par Émile Duvernoy. Nancy, 1916, p. 152-153.

D 1-90 Inventaire sommaire, par Henri Lepage, 1879, t. III, Nancy, 1879, 10 p.

 

Sources complémentaires

 

Archives départementales de Meurthe-et-Moselle

 

Corporations d’arts et métiers (série E)

E 334 Documents relatifs à la corporation des apothicaires de Nancy et de Lunéville (1767-1770).

 

Fonds se rattachant aux archives civiles, entrés avant 1940 (série F)

3 F 500 Fonds de Vienne. Université de Pont-à-Mousson (1561-XVIIIe siècle).

4 F 36-37 Collection Buvignier-Cloüet.

8 F 3 Histoire de l’université de Pont-à-Mousson, par le P. Abraham (1572-1650).

 

Clergé régulier avant 1790 (série H)

H 1946-1204 Jésuites. Collèges de Nancy et de Saint-Nicolas. Université et collège de Pont-à-Mousson.

 

Entrées par voie extraordinaire

15 J 1-12 Registres des collèges royaux de chirurgie et de médecine de Nancy (1751-an IV).

NB : ces documents, provisoirement cotés 15 J, ont vocation à rejoindre la série D.

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Université de Pont-à-Mousson, puis de Nancy

 

La grande histoire de l'enseignement public en Lorraine commence avec celle de l’université de Pont-à-Mousson, fondée en 1572. Son origine fut à la fois religieuse et politique. Religieuse parce que le cardinal Charles de Lorraine, archevêque de Reims et administrateur de l’évêché de Metz, en accord avec son cousin le duc de Lorraine Charles III, voulait combattre les progrès du protestantisme. Tous deux avaient compris que l’œuvre de la contre-réforme catholique, dont ils étaient d’ardents champions, devait être d’abord doctrinale. Politique, parce que les menées de la cour de France à Metz n’avaient pas permis que les projets du cardinal prissent corps et réussissent dans cette ville. Les deux princes lorrains avaient donc jeté leur dévolu sur Pont-à-Mousson, petite capitale intermédiaire située dans un État souverain, à l’abri des intrigues de la France, et se trouvant au point de rencontre des diocèses de Toul et de Metz.

Le collège qui devait devenir université de quatre facultés fut créé canoniquement par la bulle In supereminenti du pape Grégoire XIII, du 5 décembre 1572. L’établissement ouvrit ses portes en 1574. La Compagnie de Jésus en avait été chargée et l’avait mis au nombre de ses maisons. Les jésuites se réservèrent l’enseignement de la théologie mais des professeurs laïcs se virent confier l’enseignement des sciences profanes. Le recteur était un père de la Compagnie.

Parmi les maîtres qui enseignèrent à cette époque, on peut noter : le père Edmond Hay, premier recteur qui fut à l’origine de la grande réputation de l’université ; les pères Clément Dupuy et Richome, plus tard le juriste Grégoire de Toulouse et le doyen de la faculté de médecine Charles Le Pois.

Les personnalités marquantes qui animèrent l’université permirent à celle-ci d’acquérir une réputation qui s’étendit rapidement en dehors des frontières de Lorraine. Ses registres d’inscription attestent la variété des nationalités des étudiants. Le nombre d’étudiants inscrits témoigne également de la notoriété de l’université puisqu’il passa, entre 1575 et 1607, de 400 à 2 000.

À partir de 1640 s’amorça le déclin : maîtres et élèves furent dispersés par la peste et la guerre. C’est en vain que le duc Léopold tenta de reconstituer la réputation de l’université diminuée par les querelles qui divisèrent le corps professoral, au demeurant moins brillant qu’auparavant.

 

Bibliographie

 

La bibliographie relative à l’histoire de l’université lorraine est importante. Nous ne signalons ici que trois titres d’orientation :

Abbé Eugène MARTIN, L’université de Pont-à-Mousson (1572-1768), Paris-Nancy, 1891.
G. GAVET, Diarium universitatis Mussipontanae (1572-1764), Paris-Nancy, 1911, 747 p.

L’Université de Pont-à-Mousson et les problèmes de son temps, actes du colloque organisé par l’Institut de recherche régionale en sciences sociales, humaines et économiques de l’université de Nancy II, Nancy, 1974, 402 p.

 

État des fonds

 

Faculté de droit

D 1-2 Formulaires, noms des gradués (1582-1717).

D 3-53
Inscription des étudiants (1680-1793).

D 54-59
Transcriptions de lettres patentes, arrêts, règlements, provisions de docteurs et professeurs (1582-1774).

D 60-73
Promotions au baccalauréat, à la licence et au doctorat (1718-1792).

D 74-79
Registres des actes baptistaires (1774-1792).

 

Faculté de médecine

D 80 Plantes du jardin botanique. Catalogue de la bibliothèque de Marc Barrot (1727-1760).

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Université de Nancy

 

Stanislas, qui désirait attirer les étudiants à Nancy, créa en 1752 un collège royal de médecine, dont les bâtiments sont ceux de l’actuel musée des Beaux-Arts, place Stanislas. Sa notoriété devint rapidement supérieure à celle de la faculté de Pont-à-Mousson. Un peu plus tard fut créé un autre collège enseignant les arts et qui concurrençait la faculté des arts de Pont-à-Mousson. En 1766, la mort de Stanislas entraîna le rattachement de la Lorraine à la France et le passage de l’Université sous l’autorité de Louis XV.

Le roi fit partir la Compagnie de Jésus, déjà abolie en France, en 1768, et ordonna le transfert des quatre facultés à Nancy. II décida aussi que le recteur serait désormais élu.

Les facultés, faute de locaux, se dispersèrent en ville jusqu’en 1778, année où le rectorat et les facultés de droit et de médecine s’installèrent dans le bâtiment de l’actuelle bibliothèque municipale.

L’université vécut ainsi jusqu’à la Révolution, sans jamais retrouver l'éclat qu’elle avait connu à Pont-à-Mousson pendant plus de cent cinquante années.

La Révolution suspendit toute activité et, en 1793, l’université de Nancy, comme toutes celles de France, fut supprimée par la Convention.

 

État des fonds

 

Université de Nancy

D 81 Lettres patentes de fondation et pièces annexes (1761-1784).

D 82 Faculté de médecine : délibérations et actes (1768-1793).

D 83-84 Enregistrement des certificats d’étude et des lettres de gradués de la faculté de médecine (1778-1793).

D 85-86 Faculté de médecine. Registres d’inscription des étudiants (1786-1793).

 

Collège de chirurgie de Nancy

D 87-88 Registre des actes, comptes du collège (1771-1792).

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Apothicaires de Lorraine et de Barrois

 

État du fonds

 

D 89 Statuts et lettres de maîtrise (1699-1788).

 

Collège de Vic

 

État du fonds

D 90 Titres de biens du collège (1665-1790).

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