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Patrimoine communal

Schéma d'analyse du plan de l'école de Vaudémont, vers 1880
Schéma d'analyse du plan de l'école de Vaudémont, vers 1880 - WO 3797
Historique de l'école de Vaudémont, vers 1880
Historique de l'école de Vaudémont, vers 1880 - WO 3306

L'école

Les plans d'école présentent fréquemment, outre l'état général des lieux, un rappel historique des conditions de création des établissements scolaires à l'intérieur des communes.

En ce qui concerne Vaudémont, c'est durant la décennie 1760 qu'est née l'école primitive sous les auspices du diocèse. La municipalité en assure la tutelle à partir de la Révolution.

Par son plan daté des années 1880 et ses dispositions intérieures, l'édifice scolaire se confond avec une ferme lorraine traditionnelle.

Les parties destinées à l'éducation se résument à la cour, au vestibule et à la salle d'école, jouxtant les espaces d'habitation occupés par l'institutrice (cuisine, chambres, lieux d'aisance).

L'essentiel du bâti est consacré à l'activité agricole (grange, écurie et greniers) et porte encore les traces d'une économie rurale d'autosubsistance avec la présence d'un vaste four dans la cuisine. 

Schéma d'analyse de la coupe de l'église de Vaudémont - WO 3308
Schéma d'analyse de la coupe de l'église de Vaudémont - WO 3308

L'église

La restauration de l'église Saint-Gengoult de Vaudémont, en 1862, est l'occasion de dresser un plan et une coupe longitudinale de l'édifice. Située dans la partie haute du village, à l'extrémité de l'éperon rocheux, l'église est l'élément catalyseur du champ visuel autour duquel s'organise le plan d'ensemble du village.

À la suite de la guerre de Trente Ans, l'église s'est symboliquement substituée au château ruiné en devenant le nouveau point haut de la commune. L'église est reconstruite, entre 1742 et 1748, sur les plans de Jacques Le Cerf, architecte à Vézelise, et s'entoure d'un cimetière sur les fondations des anciennes fortifications.

Schéma d'analyse de la coupe de l'église de Vaudémont - WO 3308
Schéma d'analyse de la coupe de l'église de Vaudémont - WO 3308

Le plan de la nouvelle église est similaire à celui utilisé dans de nombreuses paroisses lorraines :

  • un porche donne accès au vestibule d'une tour-clocher à six niveaux,
  • la nef, sans bas-côtés ni transept, ouvre sur l'autel situé dans le chœur prolongé par une abside communiquant avec la sacristie.
Schéma d'analyse du monument aux morts de Vaudémont
Schéma d'analyse du monument aux morts de Vaudémont - WO 3307
Liste des morts de la commune sur le monument aux morts communal
Liste des morts de la commune sur le monument aux morts communal

Le monument aux morts

L'édification d'un monument aux morts à l'intérieur de l'enceinte du cimetière communal fait prendre conscience de la saignée démographique vécue par Vaudémont lors de la Grande Guerre.

Rapportées à la population recensée en 1911 (soit 220 habitants), les onze victimes du conflit représentent 5 % de la communauté villageoise. Il s'agit là d'un coût humain très supérieur à la moyenne nationale (3,5 % de la population de 1913).

Décidé en octobre 1921, le monument aux morts est de facture sobre et classique. Sa forme en obélisque, symbole d'éternité, porte un hommage en marbre blanc surmonté de la croix et de branches de laurier synonymes de victoire. Sur le socle, une seconde plaque indique le nom des victimes en commençant par l'instituteur, seul à être mentionné par sa profession.

Un croisement avec les recensements de 1906 et de 1911 apporte des informations intéressantes sur la situation familiale et professionnelle des combattants décédés.

Lettre d'approbation du devis de consolidation des ruines du château de Vaudémont, 1930 - WO 3307
Lettre d'approbation du devis de consolidation des ruines du château de Vaudémont, 1930 - WO 3307

Le château

La construction d'un château par les comtes de Xaintois est attestée au tournant des IXe et Xe siècles jusqu'à sa destruction lors de la guerre de Trente Ans (1618-1648).

Très largement ruiné, il n'en subsiste que la structure du donjon (la "tour Brunehaut") et quelques éléments de murailles.

Maurice Barrès mentionne dans "La Colline inspirée" cette puissante tour carrée qui, par sa localisation et la valeur historique qui lui est attachée, demeure l'élément clef du patrimoine communal.

C’est pourquoi une campagne de restauration de cet édifice, classé monument historique sur la liste de 1840, est approuvée par le ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts en 1930 pour un coût total de 22 195,99 francs - soit l'équivalent de 12615 euros - (dont 50 % à la charge de l'État).

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