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Novembre 2015

Hommage à Alain Wéber

Le 27 avril dernier, vaincu par la maladie, Alain Wéber (1948-2015) nous a quittés. Nous n’avons pas publié de lettre d’information depuis ; il est donc plus que temps de nous associer aux hommages qui lui ont été rendus par ses amis et ses collègues bénévoles des associations auxquelles il prêtait ses multiples compétences, un sens de l’engagement conjugué à un dévouement sans limite, une simplicité remarquable, un talent de pédagogue qu’il a particulièrement déployé au service de l’enseignement de la paléographie.
C’est l’archéologie minière qui le conduit à la recherche dans les archives et l’incite à se former à la paléographie auprès de Jean-Éric Iung, alors directeur adjoint des archives départementales. Il en reprend bientôt le flambeau et assure à son tour les cours du lundi aux archives. Il ne s’agit pas uniquement d’apprendre à lire les écritures anciennes : il restitue les documents dans leur contexte, explique, commente. En 2012, il accepte de prendre en charge « l’espace du paléographe », sur le site des archives départementales. Il l’enrichit d’une présentation sur les écritures françaises des 15e-18e siècles et de nombreuses transcriptions, choisissant les actes avec le souci de la diversité, chronologique et thématique, et de la graduation des difficultés de lecture.
Jusqu’à la fin, il profite du moindre répit laissé par la maladie, la fatigue et les douleurs, pour venir travailler dans la salle de lecture et apporter sa contribution décisive à l’historiographie, dans les deux domaines qui lui tiennent tout particulièrement à cœur, les mines et la spéléologie (sa bibliographie a été restituée dans Le P’tit Usania, bulletin mensuel d’information de l’association de spéléologie USAN, n° 203, juillet 2015), et la faïence.
Pour l’équipe des archives départementales, il fut un compagnon de route irremplaçable, il le demeure dans notre mémoire à chacun.

Actualités

Accéder aux recensements de population

Les listes nominatives de recensement de population sont désormais en ligne, pour la période 1872-1936, sur le site internet des archives départementales. Les années de recensement concernées sont les suivantes : 1872, 1876, 1881, 1886, 1891, 1896, 1901, 1906, 1911, 1921, 1926, 1931 et 1936.

Ces listes offrent une grande richesse d’informations à caractère historique ou généalogique. Outre les dates et lieux de naissance de chacun des membres du foyer, elles comportent systématiquement les professions respectives du père et de la mère ou du chef de famille, et même, à partir du début du XXe siècle, le nom et l’adresse de l’employeur.  

Les listes nominatives de recensement sont interrogeables par la date de recensement et par leur cote. Mais les recensements peuvent surtout et bien évidemment être recherchés au nom actuel de la commune, sauf dans le cas, fort rare, où le toponyme a été modifié de manière radicale. On peut citer l’exemple de la commune de Cercueil, devenue Cerville en 1972. Dans ce cas, la commune est interrogeable sous ses deux dénominations successives. On peut également relever l’exemple de Bonvillers-Mont, devenue Mont-Bonvillers en 1952, qui est, de même, accessible sous les deux désignations.

Pour les communes ayant fusionné ou ayant disparu au cours ou au-delà de la période considérée, on doit en revanche interroger les localités sous leur dénomination antérieure à 1936. C’est le cas de Choloy et Ménillot, devenues Choloy-Ménillot aux termes de leur fusion, en 1969. De même, les deux communes, non reconstruites après la Première Guerre mondiale, de Regniéville et de Remenauville, mais dont la disparition n’a été officialisée qu’en 1942, sont interrogeables sous leur dénomination initiale, et non sous leur actuelle désignation de Thiaucourt-Regniéville et de Limey-Remenauville.   

Il importe par conséquent à l’internaute de s’assurer, préalablement à sa recherche, de la dénomination et du statut exacts des communes pour cette période de 1872 à 1936, et de contrôler également les éventuelles modifications subies par leur organisation territoriale après 1936. Une table de correspondance entre anciennes et actuelles désignations communales sera prochainement accessible sur le site des archives départementales.

Nous souhaitons aux internautes de stimulantes et fructueuses investigations.


Accéder aux expositions virtuelles

À l’occasion du centenaire de la Grande Guerre, les archives départementales de Meurthe-et-Moselle ont le plaisir de vous présenter le troisième volet des expositions consacrées au conflit sous le titre « Vivre la Guerre ». Les expositions précédentes (« L’Avant-Guerre » et « Les Combats ») avaient mis en avant la montée des périls et le choc représenté par la première année de guerre. Pour cette nouvelle exposition, dédiée à l'année 1915, les archives nous parlent de la pluralité des expériences vécues tant au front qu'à l'arrière, sous leur forme individuelle ou collective. Par-delà la surprise de 1914, puis le caractère inouï de l'affrontement, il est temps à présent de saisir la tension créée par une guerre omniprésente que l'on sait désormais longue et la capacité de la société à adapter son quotidien aux nouvelles contingences.

L'exposition « Vivre la Guerre » tend à présenter la globalité de ces expériences de guerre en Meurthe-et-Moselle en déclinant six thématiques différentes. Après avoir, en préambule, rappelé les temps forts de l'année 1915 avec, notamment, les combats emblématiques du Bois-le-Prêtre, une approche typologique expose la diversité des situations (le soldat - la famille - l'enfant), avant d'aborder l'expérience collective d'une culture de guerre, tant au niveau de l'État tutélaire que des comportements les plus quotidiens.

Appuyée sur des sources publiques et privées souvent inédites, l'exposition éclaire d'un autre jour la réalité historique. C'est le  cas notamment des archives issues de la Grande Collecte et signalées par la cocarde du Centenaire. Nous y croiserons aussi bien l'aventure rocambolesque de la Belge Émilie Desy qui se fabrique, pour elle et son fils, un uniforme de combattant afin de rejoindre son compagnon sur le front, que le récit douloureux des enfants réfugiés ou évacués. Que ce soit du point de vue de l'individu (les correspondances privées) ou sous l'angle de la continuité administrative (les étonnants rapports du commissaire de police de Pont-à-Mousson), le contact avec la guerre est renouvelé.

C'est le territoire de la Meurthe-et-Moselle qui sert d'horizon à cette exposition. Un territoire que nous avons désiré couvrir dans ses dimensions urbaines et rurales, depuis le Pays-Haut occupé par l'ennemi jusqu'au reste du département dominé par Nancy et séparé par la ligne de front. Au-delà, les parcours de vie de Meurthe-et-Mosellans nous entraîneront aussi bien en Allemagne (les prisonniers de guerre), que dans les Alpes ou en Algérie (les évacués)…

C'est peut-être parce que toutes les couches sociales ont été, à des titres divers, touchées par la guerre que, cent ans plus tard, et plus encore en Lorraine, ses échos résonnent avec autant d'acuité…

Les salles de lecture des originaux et microfilms sont ouvertes :

- Les lundi et mardi de 9h à 17h30, y compris pendant les périodes de vacances scolaires.

Les documents sont communiqués de 9h à 16h30 en période scolaire, de 9h à 12h et de 13h30 à 16h30 en période de vacances scolaires.

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Acquisition du fonds de l’architecte Jules Criqui (1883-1951)

Les archives départementales ont récemment fait l’acquisition d’un ensemble de plusieurs centaines de plans issus de l’agence de l’architecte Jules Criqui (1883-1951).

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Vivre dans le 54

Archives départementales de Meurthe-et-Moselle

1 rue de la Monnaie - CS 75 202- 54052 NANCY CEDEX

Tél. : 03.83.30.90.90 - Fax : 03.83.37.87.11

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